J'ai recommencé ,le temps d'une nuit, une vie passée.
Je n'ai pas réussi à compter les nouvelles rencontres.
C'est bien elles que j'aime.
Ce contact qui à peine créé se brise.
Ces liens qui se forment entre deux inconnus.
Et il me semble que cela arriverait qu'ici.
Parce que ici c'est chez moi,
et que mon chez moi (sale antinationaliste),
il est à tout le monde.
Je n'ai ,je pense, jamais vu autant de mes amis à la fois.
Qui passaient devant mon comptoir sans jamais désafluer.
On ne m'a non plus jamais autant donner de confiance.
De petits mots tout réchauffants, de geste si affectueux.
Parce que j'en ai rougis toute la nuit, de vos paroles,
eh ben je vous remercie, crénom!
Peut-être un peu trop parler,
mais il a qu'à croire que j'étais pas toute présente.
Que mes mots sortent de l'alcool ou de ce qu'il veut.
Voilà, je me fais tout les scénarios. S'il avait deviné?
On avisera quand on le reverra.
Mais ce que j'ai mal, de t'aimer...
Pensons plutôt à ces jeunes gens qui viennent vendre leur natel,
pour entrer 10 minutes avant que ce soit libre.
Des originaux, des québécois, des Louis (ou Joran?), des gueulards, des buvards à bière, des coseurs,....
Mais de Neuch' finallement.
J'pense au fils de mon déménageur,
au balayeur de marche ( on les aime)
aux demoiselles qui prennent l'air,
aux sécus qui reçoivent des p'tits mots pas doux,
aux organisateurs (géniallisimes) qui courent, qui courent.
à la stéréo qui n'est jamais arrivée,
aux blagues nulles subies par les noceurs,
aux longues heures passées aux fourneaux,
aux félicitations quant au goût des plats,
aux dreads à travers toute la salle,
à notre belle danceuse teintée de henne,
au feu qui nous tout juste pas consummés,
J'ai quand même pas mal à penser, non?
